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mardi 3 juin 2014

Les Poly rythmo en Concert à Paris






SAUVAGE PRODUCTIONS ET CARTEL CONCERTS PRESENTENT
POLY - RYTHMO DE COTONOU


BLACK SUMMER FESTIVAL 2014

Mercredi 30 juillet 2014
Ouverture des portes 19h30


POLY - RYTHMO DE COTONOU (Funk Soul Afrobeat)
Certains secrets méritent d'être dévoilés. Le légendaire Tout-Puissant Orchestre Poly-Rythmo et son éternelle jeunesse font partie de ces trésors cachés enfin révélés pour le meilleur ! Même si le groupe est un des plus vieux et des plus prolifiques d'Afrique (plus de 42 ans d'existence et quelques 500 disques au compteur), il était aussi étrangement l'un des plus méconnus.
L'Orchestre est une véritable institution qui a accompagné les soubresauts historiques qu'a vécu l'Afrique de l'Ouest : l'enthousiasme des jeunes années d'indépendance, la Révolution, le multipartisme et le libéralisme avant de succomber à la hype occidentale ces dernières années grâce à la (re)découverte de leurs vinyles, souvent enregistrés autour d'un seul micro, désormais collectors.
Au Bénin,le Poly-Rythmo a grandi avec les yéyés et Salut Les Copains en assumant un penchant pour James Brown à qui il rend hommage en version vaudoue... Même si l'orchestre a joué avec Fela, Manu Dibango ou Miriam Makeba, et réveillé les Béninois sur les ondes de la radio nationale, il n'était jamais sorti d'Afrique. Le Poly Rythmo a failli périr dans l'oubli sans jamais reprendre le chemin des studios...De fils en aiguilles vaudous, de passeports neufs en instruments collectés, les visas sont enfin établis, et voici
en août 2009 tous les membres originels du groupe encore vivants convaincus de prendre le chemin de l'Europe! Au programme : l'ouverture du festival Jazz à la Villette, le Barbican de Londres, le Paradiso à Amsterdam, etc... Le défi est relevé au-delà des espérances et les tournées s'enchaînent en 2010 : USA, Canada, Brésil, Angleterre, Afrique... Etendard d'un pays où le "vôdun" (vaudou) a son jour férié, le Poly-Rythmo a sans doute reçu la bénédiction des oracles pour renaître de ses cendres et essaimer à travers le monde.
L'orchestre goûte aujourd'hui aux délices d'un buzz occidental, qui rend hommage à sa pléthorique discographie, qui avait jadis tapé dans l'oreille de Fela lui-même.

INFOS:http://cabaretsauvage.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/R-n-B-Soul-Funk-POLY-RYTHMO-DE-COTONOU-CSJ30.htm

mercredi 9 octobre 2013

L'hommage au chanteur disparu GG VICKEY


Avant même d'arriver en France, GG Vikey a toujours été un militant de la cause noire.

Avant même d'arriver en France, GG Vikey a toujours été un militant de la cause noire. © DR
L'écrivain béninois Florent Couao-Zotti rend hommage au musicien Gustave Gbénou Vikey alias GG Vikey, décédé à Cotonou, le 15 mai.
Éteint dans une clinique à Cotonou, à l’âge de 69 ans, Gustave Gbénou Vikey alias GG Vikey, laisse orphelins des millions d’admirateurs à travers le monde. Poète, guitariste, il a su faire entendre très tôt ses textes dans une Afrique tout juste réveillée du long sommeil de la colonisation. Ses chansons, composées dans les années cinquante et soixante, restent d’une étonnante actualité et témoignent du talent d’un artiste hors pair, passionné de l’Afrique et profondément humaniste. Retour sur un parcours des plus atypiques.
Gbénou Gustave est né à Bopa en septembre 1944. Sa mère, Benedicta Tchotchovi, troisième épouse d’un propriétaire terrien, veut rallier Atchanhoué à Bopa – sud-ouest du Bénin – pour y écouler de l’huile de palme, quand elle a commencé à ressentir les signes imminents de l’accouchement. Enceinte pour la troisième fois, la jeune femme prie tous les cieux pour que sa délivrance ne se solde de nouveau par des enfants mort-nés. Mais Dieu merci, le bébé vient au monde, sur les abords abrupts d’un sentier. Pour exorciser ses peurs, elle le montre au ciel et clame « eya tchan é viké bé gni », littéralement, « celui-là est aussi un enfant ». Le nom Viké lui sera ainsi collé au front comme porte-bonheur d’un destin, le destin d’un surdoué de la musique qui ne s’est jamais pris au sérieux, sauf quand il s’agit de ses études.

Brillantes études

Après le certificat primaire en 1955, Vikey est envoyé au lycée Victor Ballot à Porto-Novo. Sept ans après, le voilà bachelier, puis avec une bourse du ministère de l’éducation, il embarque en 1962 pour la France afin d’y effectuer des études supérieures. C’est au Havre qu’il prépare l’entrée à l’École de commerce. Pendant cinq ans, il mène de brillantes études et en sort, nanti d’un diplôme supérieur de commerce en 1967. Mais ses années françaises ne sont pas que laborieuses. Dans son studio d’étudiant, avec la nostalgie du pays, refleurissent chaque fois dans sa mémoire ses vieilles compositions, celles qui mettent en exergue les couleurs et les odeurs de son Bopa natal. Car, Vikey a toujours écrit des chansons. Au lycée, son maître de musique  l’y avait toujours encouragé. Avec la guitare de fortune qu’il lui avait donnée, le jeune élève s’était alors trouvé un complice idéal pour des aventures mélodieuses.
En France, lors de ses vacances de 1963, Vikey se rend à Paris pour un job d’étudiant. Dans le bureau de l’administration où il est engagé, il fredonne souvent ses propres chansons. Le chef service, séduit par cet étudiant chanteur, lui donne l’adresse d’un studio d’enregistrement où s’organise une audition. Le jeune homme se rend à l’adresse et tombe sur Gilles Sala, producteur à Riviera, une société de production phonographique. Peu de temps après, Vikey signe son premier 45 tours. Là-dessus, figurent quatre chansons : « Sur le lac Ahémé », « Le Mal du pays », « Ma petite Jeanne », « Laisse-moi t’embrasser ».

"Chantre la négritude"

Mais de tous ces morceaux, c’est « Sur le lac Ahémé » qui est plébiscité. L’accueil au Dahomey et dans la communauté noire de Paris est enthousiaste. L’année qui suit, c’est-à-dire en 1964, la jeune vedette passe à la vitesse supérieure avec un super 45 tours, « gentleman Vikey », l’album de tous les records.
En fait, « gentleman Vikey » est une composition d’un musicien nigérian Bobby Benson intitulé « gentleman Bobby ». Bobby était à l’époque un chef d’orchestre (Bobby Benson and his Combo) père du high life nigérian. L’album de Vikey sera numéro 1 au hit parade africain, de 1965 à 1967. Ses retrouvailles avec le Dahomey seront ponctuées de concerts aussi bien à Cotonou, à Porto-Novo qu’à Lomé. Suit alors son troisième album « Vive l’Afrique », puis un quatrième « Vive les vacances ».
Si le musicien est un observateur attentif de son milieu, il reste, avant tout, un militant de la cause noire. Bien même avant d’aller en France et de s’inscrire dans le courant de pensée des poètes de la Négritude, GG Vikey célèbrait déjà les valeurs de la civilisation africaine. Arrivé en France, ce sentiment se renforcera par la lutte que mènent les intellectuels de la diaspora. D’ailleurs, il insiste pour qu’on mette sur ses premières pochettes le surnom de « chantre de la négritude »
À l’époque, les rythmes dominants en Afrique étaient le high life ghanéen, la rumba congolaise et le calypso caribéen. GG Vikey était partagé entre ces trois rythmes. Il adoptera le high life à la sauce dahoméenne. Un rythme en deux temps, battu par une tumba, joué par petites touches avec parfois des roulements. En fond sonore, des notes d’accompagnement que domine, de temps en temps, la guitare solo.

Solitude

Prolifique dans sa jeunesse, Vikey va progressivement arrêter son rythme de composition en même temps que ses apparitions en public. Engagé à la fonction publique en juin 1968, il commence à occuper des postes de responsabilité. Notamment ceux de Directeur général de la Loterie nationale, et de Directeur de l’hôtel Croix du sud. Désormais, il est un haut fonctionnaire de l’État, obligé, semble-t-il, de tenir son rang. Mais on raconte aussi que des problèmes personnels liés notamment à sa vie de famille, lui ont sapé le moral et éloigné du monde musical.
GG Vikey devient sombre, enfermé sur lui-même et solitaire. Bien vite, on le soupçonne de dépression. Il redevient un simple fonctionnaire du ministère de l’économie affecté dans les poussières d’un bureau. Des années plus tard, il est admis à la retraite.
Alors que les musiciens qui se retirent de la scène sont oubliés de la mémoire, GG Vikey, lui, avec les années, acquiert de la dimension. Avec sa mort, s’efface l’une des pages glorieuses de l’Afrique musicale, celle des Franklin Moukaka, ces poètes qui croyaient en l’Afrique et qui avaient décidé de prendre une part active à sa construction.
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Florent Couao-Zotti


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lundi 30 septembre 2013

Hommage au chanteur Gnonnas Pedro





Gnonnan Sossou Pierre Kouassivi.

La formation Africando trouve en la personne du Béninois Gnonnas Pedro un remplaçant de choix. Dans les années 1960, il fait danser Cotonou avec son groupe Gnonnas Pedro y sus panchos Cotonou, et remporte de gros succès avec "La Combinacion", "El Cochevivo" ou "Yo prefiero el son". Originaire du Mono, au sud-ouest du Bénin, il fait souffler sur le combo l’esprit et les rythmes du vodun, pratiqués dans le Golfe de Guinée. Il réintroduit les cloches, certaines percussions et rythmes typiquement vodundans la musique d’Africando, ce qui paradoxalement permet au combo de se rapprocher davantage de Cuba. Le rythme 3-2 typique de la musique afro-cubaine, né à la fin du XVIe siècle à Santiago de Cuba, la ville noire de l’île, tient en effet son origine de ces rythmes vodun du sud Bénin, du Togo ou du Nigeria.





Dans leur nouvel album, le groupe
Africando rend hommage au chanteur béninois avec la chanson " es para ti gnonnas".


Lumière sur le chanteur béninois El Rego


Théophile do Rego, dit El Rego (né en 1937) est un musicien béninois, l'un des grands-pères du funk dans le pays avec, notamment, le groupe El Rego et ses Commandos. Propriétaire de la discothèque Play-Boy à Cotonou, il a joué au Sénégal avant de jouer au sein du Hot Jazz à Porto Novo puis de l'Harmonie Voltaïque (Burkina Faso).
 El Rego est l'un des inspirateurs de l'Orchestre Poly Rythmo de Cotonou. Ses titres peuvent être chantés en fon (la chanson Nonvi towe ku, sur le disque Hessa, veut ainsi dire « mon frère (ou mon ami) est mort »).
Il a sorti la plupart de ses disques en 45 tours. Plusieurs de ses chansons (E nan mian nuku, Feeling you got, Vimado wingnan et Djobimé) ont été ré-éditées par le label Analog Africa en 2009, dans la compilation Legends of Benin. C'était un ami de Lawani Afissoulayi qui l'a produit sur son label Aux Écoutes.



Eyi zaaandé.

Lumière sur l' orquestre Poly Rythmo de Cotonou


L'Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou est un groupe originaire du Bénin, qui mèle des influences de l'Afrobeat, du Funk, du Soukous avec des rythmesvaudous. Créé dans les années 1960 et très populaire en Afrique francophone à cette époque avec un répertoire de plus de 500 chansons.






Le légendaire Tout-Puissant Orchestre Poly-Rythmo et son éternelle jeunesse font partie de ces trésors cachés enfin révélés pour le meilleur ! Même si le groupe est un des plus vieux et des plus prolifiques d'Afrique (plus de 42 ans d'existence et quelques 500 disques au compteur), il était aussi étrangement l'un des plus méconnus.
L'Orchestre est une véritable institution qui a accompagné les soubresauts historiques qu'a vécu l'Afrique de l'Ouest : l'enthousiasme des jeunes années d'indépendance, la Révolution, le multipartisme et le libéralisme avant de succomber à la hype occidentale ces dernières années grâce à la (re)découverte de leurs vinyles, souvent enregistrés autour d'un seul micro, désormais collectors.
Au Bénin, le Poly-Rythmo a grandi avec les yéyés et Salut Les Copains en assumant un penchant pour James Brown à qui il rend hommage en version vaudoue… Même si l'orchestre a joué avec Fela, Manu Dibango ou Miriam Makeba, et réveillé les Béninois sur les ondes de la radio nationale, il n'était jamais sorti d'Afrique. Le Poly Rythmo a failli périr dans l'oubli sans jamais reprendre le chemin des studios…




Source: http://www.polyrythmo.com/html/biography.html

mercredi 25 septembre 2013

Musique du Bénin : Ahehehinnou Vincent et le groupe légendaire Poly rythme

L'hymne national du Bénin


L’hymne national
L’Aube Nouvelle

Refrain

 Enfants du Bénin debout
 La liberté d'un cri sonore
 Chante aux premiers feux de l'aurore
 Enfants du Bénin debout  

Premier couplet

 Jadis à son appel
 Nos aïeux
 Sans faiblesse
 Ont su avec courage et ardeur
 Pleins d'allégresse
 Livrer au prix du sang
 Des combats éclatants
 Accourez vous aussi
 Bâtisseurs du présent
 Plus forts dans l'unité
 Et chaque jour à la tache
 Pour la postérité
 Construisez sans relâche

Refrain

 Enfants du Bénin debout
 La liberté d'un cri sonore
 Chante aux premiers feux de l'aurore
 Enfants du Bénin debout

Deuxième couplet

Quand partout souffle un vent de colère et de haine. Béninois, sois fier, et d'une âme sereine,
Confiant dans l'avenir, regarde ton drapeau!
Dans le vert tu liras l'espoir du renouveau,
De tes aïeux le rouge évoque le courage;
Des plus riches trésors le jaune est le présage.

Refrain

 Enfants du Bénin debout
 La liberté d'un cri sonore
 Chante aux premiers feux de l'aurore
 Enfants du Bénin debout

Troisième couplet

Tes monts ensoleillés, tes palmiers, ta verdure,
Cher Bénin, partout font ta vive parure.
Ton sol offre à chacun la richesse des fruits.
Bénin, désormais que tes fils tous unis
D'un fraternel élan partagent l'espérance, de te voir à jamais heureux dans l'abondance.

 Refrain

 Enfants du Bénin debout
 La liberté d'un cri sonore
 Chante aux premiers feux de l'aurore
 Enfants du Bénin debout

La chanson du jour