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jeudi 26 septembre 2013

Visiter la ville d'Abomey




L’Ancien Abomey, la capitale du Dahomé, comprend plus de 10 Palais royaux et domaines royaux,dont l’actuel Musée du Palais, un monument inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.Les palais royaux d’Abomey sont le témoin matériel essentiel du Royaume du Dahomey qui se développa à partir du milieu du XVIIe siècle selon le précepte énoncé par son fondateur, Houegbadja, « que le royaume soit toujours fait plus grand ». Sous les douze rois qui se succédèrent de 1625 à 1900, ce royaume s’affirma comme l’un des plus puissants de la côte occidentale de l’Afrique. Le site des palais royaux d’Abomey couvre une superficie de 47 ha et est constitué d’un ensemble de dix palais dont certains sont construits les uns à coté des autres et d’autres superposés, suivant la succession au trône. Ces palais obéissent aux principes liés à la culture Aja-Fon et constituent non seulement le centre de décision du royaume, mais aussi le centre d'élaboration des techniques artisanales et le dépôt des trésors du royaume. Le site comprend deux parties puisque le palais du roi Akaba est séparé de celui de son père Houegbadja par une des voies principales de la ville et quelques zones d’habitations. Ces deux zones sont encloses de murs d’enceinte en bauge partiellement conservés. Les palais présentent des constantes organisationnelles car chacun est entouré de murailles et s’articule autour de trois cours (extérieure, intérieure, privée). L’utilisation de matériaux traditionnels et de bas reliefs polychromes sont des caractéristiques architecturales importantes. Aujourd’hui, les palais ne sont plus habités, mais ceux du roi Ghézo et du roi Glèlè abritent le musée historique d'Abomey qui illustre l’histoire du royaume et sa symbolique à travers une volonté d’indépendance, de résistance et de lutte contre l’occupation coloniale.



Le site touristique le plus connu est le Musée Historique d'Abomey, qui se trouve dans les palais royaux des Rois Glèlè et Guezo, au centre ville. Depuis 1985, tout le complexe des palais royaux de Danhomè est inscrit à l'UNESCO comme Patrimoine Mondiale. Aujourd'hui encore, le Roi d'Abomey, Agoli-Agbo y fait quelques audiences et cérémonies.Ses collections continuent d'être utilisées par les communautés locales lors des fêtes commémoratives en l'honneur des rois défunts, des rituels annuels, des consécrations de Chefs de lignées…Les collections du Musée : - des Bas-reliefs incorporés aux bâtiments et certains découpés, montés en exposition dans une des salles du musée,- des objets royaux : trônes royaux, récades, ombrelles, hamacs, parures…- des objets d'artisanat de cour : teintures en motifs appliqués polychromes, pagnes, statues allégoriques…- des objets rituels : autels portatifs dédiés aux ancêtres, sabres rituels, calebasses d'offrandes…- des vêtements : tuniques royales, pagnes d'apparat…- des collections d'armes blanches et à feu liées à l'histoire du royaume




La Place Goho se trouve juste au grand carrefour d’Abomey et contient la statue du Roi Gbêhanzin. Cette statue représente Béhanzin, drapé dans son pagne royal, la main tendue vers l'avant intimant l'arrêt symbolisant  sa résistance à la colonisation Sur le support de la statue est écrit :‘‘ JE N’ACCEPTERAI JAMAIS DE SIGNER AUCUN TRAITE SUSCEPTIBLE D’ALIENER L’INDEPENDANCE DE LA TERRE DE MES AÏEUX ’’. GBEHANZIN ROI DU DANXOME. (1890 – 1906).



Le souterrain d'Agongouito-zoungoudo

Le souterrain d'Agongouito-zoungoudo de 13 km de long, font 12 m de large et de 6½ m de profondeurIl datent du milieu du 17e siècle et encadrent une très grande surface carrée.Sous le mur, des traces d’habitation, qui remontent au moins au 12e siècle apr. J.-C ont été mises à jour faisant d’Abomeyun site beaucoup plus ancien que le Royaume de Dahomey.Ce site constitue une série de labyrinthe et de caves qui servaient de refuges aux guerriers.










Visiter la ville de Ouidah


Ouidah, autrefois également appelée Juda, est une ville du Bénin, située à 42 kilomètres de Cotonou. Sa population est actuellement d’environ60 000 habitants. Cette ville a été au xviiie siècle un des principaux centres de vente et d'embarquement d'esclaves dans le cadre de la traite occidentale.




Histoire 

Etablie sous le royaume de xwéda, la ville de Ouidah ( connue aussi sous le nom de gléhué ) est devenue célèbre à l'époque du commerce des esclaves.

Ouidah a été l’un des principaux points d'embarquement des esclaves vers les Amériques. Sur les onze millions d'Africains exilés par la traite occidentale) près de deux millions sont partis de la baie du Bénin, dont 60 % à partir des deux principaux ports à centraliser le trafic, Ouidah et Lagos.
Le site de Ouidah était « soigneusement isolé du reste du royaume afin de garantir le monopole royal ». En effet, sous le contrôle d'un grand dignitaire de l'État, le yovoghan (ce qui signifie littéralement « chef des Blancs ») il constituait l'interface commerciale entre les négriers européens et l'État négrier d'Abomey. Dans ce royaume relativement centralisé mis en place par le roi Agaja d'Agbomi (1708-1740), la traite négrière fut érigée en monopole royal par le roi Kpengla (1774-1789) et alimentée par de périodiques razzias aux marges du royaume, au bénéfice de l'ethnie des Fons.
Les esclaves étaient rassemblés sur une place pour y être vendus. Puis, ils parcouraient enchaînés les quelques kilomètres qui les séparaient de la plage. Enchaînés les uns aux autres, ils montaient dans des canots pour être entassés dans les cales des navires avant la longue traversée vers le Nouveau Monde. Persuadés que les négriers blancs allaient les manger, certains préféraient, lors du transport en canots, se jeter à la mer et mouraient noyés.
Ouidah constituant l'un des principaux ports d'exportation d'esclaves, plusieurs pays européens étaient présents sur place, disposant de forts spécifiques : fort français, fort anglais, fort danois, fort portugais, fort hollandais. Le roi et les élites du royaume pouvaient ainsi faire monter les enchères pour obtenir le meilleur prix pour la « marchandise » dont ils disposaient.
Dans le Bénin actuel, le souvenir de ces traites négrières orchestrées par le royaume d'Abomey n'est pas sans créer périodiquement des tensions entre les Fons et les ethnies situées plus au nord, qui ont eu à subir les razzias annuelles menées à cette époque et ont vu nombre d'entre eux condamnés à l'esclavage au-delà de l'Océan Atlantique4.
Le temple des pythons

La Porte du Non Retour en mémoire de la période esclavagiste.


C'est juste un petit sentier qui s'étire sur 4km , mais il fut emprunté par plus de 2 millions d'hommes et de femmes qui, chaînes aux pieds, embarquèrent dans les cales de navires qui devaient les emporter vers le nouveau monde. ( photo : porte du non retour, crédit : Toganim )
Quand on arrive à Ouidah au Bénin, en provenance du Togo voisin, l'entrée de la ville rappelle les années 70 et l'époque où le pays baignait dans le Marxisme-Léninisme. Après quelques kilomètres, un énorme monument en béton indique "Ouidah, citée historique". On emprunte alors une route goudronnée en mauvais état qui se dirige vers la mer et très vite, le passé colonial de cette ville ressurgit. De nombreuses maisons, chargées d'Histoire, portent les marques de leurs hôtes européens. Il faut dire que Ouidah est la principale ville ou s'établirent Portugais, Français, Britanniques, Espagnols et Hollandais pour procéder à ce qui restera dans l'Histoire comme une immense opération de déportation d'êtres humains: La traite négrière.
Bientôt un immense bâtiment blanc en forme de quadrilatère attire l'attention. C'est un fort portugais du 18ème siècle, dernier vestige intact de ce terrible passé. Gabriel, le guide de ces lieux, tient à annoncer son propre point de vue sur la traite négrière: "Si la traite des Noirs n'est pas directement imputable aux Africains eux même, il est indéniable qu'ils y ont pris une part importante et portent à jamais une partie de ce fardeaux sur leurs épaules". Sur les 11 millions de Noirs qui furent réduits en esclavage et déportés en Europe et en Amérique, plus de 2 millions ont embarqué depuis les plages qui bordent cette ville.
Au milieu du 15ème siècle, les Portugais et les Espagnols, grands navigateurs, découvrent de nouvelles terres dont le point d'orgue sera l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique. Très vite de nombreux hommes et femmes, quelques uns riches mais la plupart très pauvres, tentent leur chance dans ces nouvelles contrées ou ils exploitent différentes cultures et notamment celles des épices ou de la canne à sucre. Bientôt, il faudra davantage de main d'oeuvre pour produire plus. On exploite les amérindiens, mais ils ne tiennent pas physiquement les terribles conditions de travail qu'on leur impose et puis ils se rebellent. C'est ainsi que les Portugais, seront les premiers à importer de la main d'oeuvre africaine dés le début du 16eme siècle.
En Afrique, l'esclavage est un phénomène très ancien dont on retrouve les traces dans les écrits d'Hérodote ou dans des témoignages de l'Egypte ancienne. Les rois africains se livrent des guerres sans merci pour le contrôle des différents royaumes. Les prisonniers sont réduits en esclavage pour cultiver les champs ou être sacrifiés lors de rituel à la gloire des monarques locaux.
Quand les Européens débarquent, ils commencent par faire des razzia dans les villages côtiers pour se fournir en main d'oeuvre bon marché. Mais très vite, ils cherchent à nouer des relations avec les potentats locaux car il faut davantage d'esclaves et ils ne sont pas capables de s'aventurer à l'intérieur des territoires africains dont ils ne connaissent rien. Comme les Rois africains répugnent à vendre leurs propres sujets, ils vendent les prisonniers de guerre, les coupables d'adultère puis les victimes des razzia. Tous ces hommes et ces femmes emprunteront " la route des esclaves". Contre un canon, un Blanc peut espérer récupérer 15 hommes ou 21 femmes. Armes à feu, verroterie, alcool tout est bon pour procéder à des échanges et obtenir des esclaves.
Cette "route des esclaves" n'est pas symbolique, c'est une vraie piste qui conduisait les esclaves vers les bateaux des négriers. Elle était composée de 5 étapes : " La place des enchères " est le point de départ. Créée vers 1717 par le roi Ghézo qui décida qu'au lieu de tuer ses prisonniers, il pouvait en tirer un certain profit en les soumettant aux travaux forcés puis en les vendant pour les plantations des Blancs. Après la vente, les esclaves sont enchaînés et dirigés vers l'arbre de l'oubli. Cet arbre est la seconde étape sur la route des esclaves. Il participe d'un rituel chargé de faire oublier aux esclaves, leur pays et leur culture. Chacun d'eux doit tourner autour de l'arbre ( 7 fois pour les femmes et 9 fois pour les hommes ). Ce rituel terminé, ils partent vers la case de Zomaî. Il s'agit en fait de plusieurs cases dans lesquelles les esclaves sont entreposés en attendant l'arrivée des bateaux. Enfermés, dans une obscurité permanente, on leur ôte volontairement tout point de repère afin de les désorienter et de limiter les tentatives d'évasion ou de rébellion. L'attente dans les cases de Zomaî pouvait durer 4 mois. Quand les navires étaient ancrés au large, on ouvrait les cases et on triait les corps. De nombreux esclaves, mal nourris, décédaient dans ces cases, mais leur corps n'était évacué qu'à l'arrivée des bateaux et jeté dans une fosse commune. Les survivants étaient emmenés pour un dernier rituel vers l'arbre du retour. Cet arbre qui a survécu au temps, est toujours visible. Les esclaves y réalisaient différentes cérémonies afin de s'assurer le retour de leur âme sur leur terre natale. Ce rituel achevé, la dernière étape les emmenait vers un endroit au nom particulièrement évocateur : La porte du non retour. Cette porte est la dernière étape vers l'inconnu, c'est aussi la plus désespérante pour les esclaves qui pensaient qu'ils allaient être dévorés par les Blancs. Les plus courageux se suicident en ingurgitant du sable, en avalant leur langue ou en se jetant dans la mer afin de se noyer ou d'être dévorés par les requins.
Il faudra attendre le 27 avril 1848 pour voir signer le décret d'abolition de l'esclavage en France. C'est sous la pression, entre autre, des philosophes des Lumières que la prise de conscience devient effective sur ce sujet dramatique. Il existe désormais au Bénin une "porte du retour " par laquelle une partie des anciens esclaves sont revenus sur leur terre d'origine. De Souza, Da Silva, Bruce, D'almeida sont autant de patronymes désormais communs dans cette partie de l'afrique de l'ouest, comme autant de stigmates d'un passé tumultueux.
Source : http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/03/08/1976075_traite-des-noirs-la-route-des-esclaves-de-ouidah.html



mercredi 25 septembre 2013

Les tata somba


Origine des Tata Somba

Le patrimoine architectural Béninois est constitué d’une grande diversité de types d’habitations dont le plus célèbre est l’habitation à étage de l’Atacora appelé communément Tata Somba.
Somba est le nom générique retenu par l’administration coloniale pour désigner un ensemble de groupes socioculturels vivant dans la montagne et le piémont occidental de l’Atacora. Les Tata Somba sont des constructions que le Nord Bénin a en commun avec le Nord Togo. Les ethnies concernées sont les Bétiabé, les Bétammaribé (Otammari au singulier) et les Bésorbé au Bénin, mais aussi les Tamberma au Togo. Tous ces peuples ont adopté cette forme d’architecture avec des particularités propres à chacun d’eux.

Le village lacustre de GANVIÉ




Ganvié est un village lacustre du sud du Bénin, situé sur le lac Nokoué au nord de la métropole de Cotonou. Surnommé « la Venise de l'Afrique », il regroupe quelques milliers de cases en bois, érigées sur des pilotis et compte aujourd'hui environ 30 000 habitants qui vivent principalement de la pêche, mais de plus en plus aussi du tourisme. Le développement touristique du lac a commencé sous l'égide des habitants et avec l'aide de quelques ONG (aménagement de l'embarcadère pour les balades en pirogue, magasins de souvenirs, artisanat, guides, cafés, etc.). Cette cité lacustre est aujourd'hui la plus importante cité lacustre de l'Afrique de l'Ouest.
Son origine remonterait au XVIIIe siècle, à l'époque où des razzias esclavagistes ont poussé les populations de la région à venir se réfugier dans les marécages du lac afin d'échapper à un triste sort.
Cette cité lacustre est inscrite depuis 1996 sur la liste indicative de l'UNESCO (elle n'est donc pas encore classée au patrimoine mondial, contrairement à ce que certains guides touristiques prétendent).

Visiter Porto Novo.


Le centre Songhai, près de Porto Novo est une ONG créée en 1985, dont la mission est de développer des   alternatives permettant aux populations africaines de se prendre en charge par l’entreprenariat agricole, dans une logique de développement intégral. Cette dynamique de développement est axée sur le développement humain avant tout, la valorisation des ressources locales, et l’appropriation des techniques et technologies extérieures.






Musée Ethnographique Alexandre Senou Adande





Installé dans un bâtiment de style colonial construit en 1992, le musée ethnographique est l'un des musée béninois les plus riches en collections.
Le bâtiment a été utilisé par les fonctionnaires coloniaux, puis transformé en orphelinat puis centre d'éducation populaire. 
Le musée a été crée en 1966.
Les objet exposés comprennent une diversité impressionnante de masque guèledè, sculptures expressives narratives et ironiques utilisés par la tradition des masques demeure très vivant ; elle donne lieu à des spectacles Yorouba demeure très vivante ; elle donne lieu à des spectacles riches en couleurs.
Outre les masques, vous trouverez différents objets culturel ( battons de Shango, botchio ou piquets protecteurs plateaux du fâ portant les signes primaires de cet art divinatoire) ainsi que les armes, des outils, des instruments de musiques, de pièces de poterie… en somme tous les objets qui illustrent la trame culturelle et symbolique de la naissance, de la vie et de la mort dans les sociétés béninoises.
Le musée est ouvert tous les jours de 9h à 12 h et de 15 h 30 à 18 h.
Musée ethnographique Alexandre Sénou Adandé - BP 229 porto -Novo
Téléphone : (229) 20 21 25 54